Environnement

Stratégie de réduction des déchets : la Commune de Ouagadougou gère ses déchets solides

La population de la ville de Ouagadougou, estimée à deux millions (2.000.000) d’habitants en 2010, produit annuellement environ trois cent mille (300.000) tonnes de déchets solides.

Pour gérer ces déchets solides, la Commune de Ouagadougou a élaboré un Schéma Directeur de Gestion des Déchets (SDGD) qui a abouti à la subdivision de la ville de Ouagadougou en douze (12) zones de collecte des ordures, disposant de 35 centres de transit, et à la construction d’un Centre de Traitement et de Valorisation des Déchets (CTVD) en Avril 2005.

A ce titre, le conseil Municipal consent annuellement un budget conséquent pour la propreté de la ville, ce qui permet aujourd’hui de collecter 76% des déchets produits au niveau de la ville de Ouagadougou.

Au regard des résultats performants obtenus par ce schéma directeur de gestion, la Commune de Ouagadougou a élaboré le projet "Stratégie de Réduction des déchets de Ouagadougou" afin de pérenniser les acquis.

D’un coût global d’environ 738 millions de FCFA (1,1 milliards EUR), ce projet vise à mettre en place une stratégie de réduction des déchets par le biais d’une démarche de développement durable et de lutte contre la pauvreté, en vue d’améliorer les conditions de vie des habitants tout en protégeant leur environnement.

Il est financé par l’Union Européenne à hauteur de 87% du montant global du projet, la Commune de Ouagadougou assurant 13% du financement. Il s’agit d’un projet pilote, qui a une durée de 36 mois et couvre 4 secteurs de la ville de Ouagadougou à savoir les secteurs 20, 21,22 de Signoghin et 30 de Bogodogo

Pourquoi ce projet ?

Une étude diagnostique sur la typologie des déchets de la ville a révélé que 80% des déchets produits sont valorisables et seulement 20% peuvent être destinés à l’enfouissement. En outre, la mise en décharge des déchets se faisait à l’air libre, tandis que et les coûts de transport et d’enfouissement des déchets étaient élevés. La durée de vie du centre de traitement et de valorisation des déchets était aussi compromise.

En vue de stabiliser le budget alloué à la gestion des déchets, il était impérieux de trouver une solution innovante qui puisse régler les problèmes environnementaux tout en créant des emplois et des revenus au profit des populations défavorisées, d’où le montage de ce projet.

Les bénéficiaires finaux

Les bénéficiaires du projet sont les populations de Ouagadougou qui verront leur environnement amélioré, et pour certains, leurs revenus améliorés ; les opérateurs et les employés qui participent aux actions de traitement et de valorisation, en matière d’emplois et de revenus ; et enfin, la Mairie de la Ville, concernée par une diminution de ses coûts de transport et de mise en décharge, la sécurisation de son CTVD et l’augmentation de sa durée de vie.

A la fin du projet, 10 études ont été réalisées dans le domaine de la gestion des déchets, 17 associations de collecte de déchets ont été formées et dotées de matériel de collecte et de protection (charrettes, brouettes, pelles blouse, gants, cache nez), 200 ménages ont été formés et dotés de 800 poubelles pour le tri sélectif des déchets et qui trient en moyenne 1 tonne par jour. En outre, 37 structures socio-économiques ont été formées et dotées de poubelles, 1 centre de tri a été aménagé et équipé en bacs de transport des déchets triés et bientôt l’aménagement de 6 centres de tri complémentaires est prévu.

Deux prototypes de fabrication de pavés et de bûchettes combustibles sont en cours de réalisation et bientôt, l’installation de deux unités de valorisation dans l’enceinte du CTVD sera menée.

Le renforcement des capacités de l’unité de compostage et de plastique rigide a été effectué et seulement 20% de déchets produits dans les ménages échantillons et centre de tri doivent être destinés à l’enfouissement, tandis que 80% des déchets sont destinés à la valorisation, la reconversion en produit réutilisable.

De plus, 150 emplois directs ont été créés et les actions d’éducation environnementale et de visibilité du projet (émission radio ; conférence de presse, sensibilisation, spot télé, site web etc.) ont été menées pour un budget estimé à près de 300 000 000 FCFA.

Source :Fasozine
Lettre de Ouaga N°5 , Union Européenne

Dans la même rubrique

Dans d'autres rubriques

Intelligence artificielle ,le géant américain va installer à Accra, au Ghana, son premier labo spécialisé en intelligence artificielle. But : répondre (...)
Communiqué de presse La 4ème édition du Salon International des Professionnels de l’Economie Numérique (SIPEN) aura lieu les 16 & 17 Avril à (...)
Poste proposé : Stage / Marketing communication Stage rémunéré Dans le cadre du développement de ses activité, une entreprise évoluant dans les (...)
Il est 18H, ce Jeudi 31 Janvier 2019, les membres et sympathisants du réseau BurkinaNTIC sont réunis à Yam-Pukri pour la soirée TIC. Discuter sur (...)
Avec le Web et surtout les réseaux sociaux, la prudence doit être de règle pour éviter de trop contaminer la toile en fausses informations et (...)
Les TIC au Burkina Bref regard de 2018 Par Sylvestre OUEDRAOGO Pour la cinquième fois, le réseau Burkina ntic organise une soirée TIC afin (...)
C’est parti pour les séances d’informations sur l’Exécutive Master en Politiques et Pratiques de Développement (DPP-Afrique Francophone). Le DPP est un (...)
Formation des jeunes entrepreneurs agricoles en TIC et utilisation des médias sociaux pour le développement de l’agriprenariat et l’accès au marché. (...)
Ouaga lab, incubateur dans le domaine de la technologie au Burkina, est aussi présent à la Semaine nationale de l’Internet (SNI) pour présenter ses (...)

Recherche

Nous suivre

Nos dernières actualités sur les réseaux sociaux


S'abonner à la newsletter

Partenaires

Nos thématiques

Mots clés Agriculture

Mots clés Education

Mots clés Gouvernance

Mots clés Innovation

Mots clés Jeunesse et emploi

Mots clés Partenaires

Mots clés Thématique Vidéos

Mots clés TIC