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Bieha dans la Sissili pour une gestion durable et équitable du foncier

La Coalition des Organisations de la société Civile pour un développement durable et équitable (CODDE), la Fédération Nian Zwè (membre de la PF-SA), les membres de la Plate Forme Souveraineté alimentaire du Burkina (PF-SA), Les invités Yam Pukri, AMR de Gourcy ont organisé « une journée d’interpellation citoyenne pour le développement local Durable » à dans la commune rurale Bieha dans la province de la Sissili à 37 Km de Léo.

En effet la journée d’interpellation intervient après une serie de travaux de recherche sur la problématique foncière. Le dernier travail sur le foncier dans la zone est celui de la CODDE. Il est intervenu après celui de Diobass Ecologie dans le Ziro sur l’agro-bisness et la gestion foncière, la Fédération Nian Zwè (FNZ) sur l’état des lieux et l’ampleur du phénomène toutes deux membres de la PF-SA. Au regard des résultats de ces deux études la CODDE avec l’appui technique de Broederlijk Delen a entrepris de recherche les causes du phénomène afin de dégager des pistes de solutions et de plaidoyer.

Les résultats des travaux de la CODDE ont montré que le phénomène de Bradage des terres prendre de l’ampleur par méconnaissance des textes en référence à la loi 034-2009 portant foncier rural et ses textes d’application, l’ignorance de la population qui dans le processus croit à un prêt de terres (avec possibilité de récupération) alors que c’est une vente déguisée, la pauvreté, l’analphabétisme, ... .

Aujourd’hui l’ampleur du bradage est telle que les populations n’ont plus de terre dans certaines localités et elles sont obligées d’aller prêter des terres au Ghana voisin, ou mordre sur les espaces/aires protégés ou retirer des terres prêtées aux pauvres migrants venus cherche du mieux être avec risques de conflits. Alors que ces migrants vivent depuis déjà plusieurs années dans la localité, toutes chose qui les diffèrent des nouveaux acteurs où l’action s’apparente plus à de la spéculation qu’à la production végétale (photo ci-dessous représente une zone déboisées sur des centaines d’hectares à l’entre du village de Nyabouri).

Le phénomène dans les province du Ziro et Sissili est tel que si on y prend pas garde elles risquent d’être le point de départ des conflits fonciers violents dans le Burkina. C’est ainsi que la CODDE à travers la PF-SA, l’appui technique et financier de BD a décidé d’organiser un échange entre, citoyens de la commune, autorités coutumières, administratives et populations (les autres groupes d’acteurs : Producteurs, éleveurs, agro-forestiers, exploitants forestiers, ...) afin qu’ils puissent trouver ensemble des solutions propres et locales durable au problème de bradage des terres.

L’atelier d’échange présider par le Maire de la commune en présence du préfet du département à durée de 9h30 à 15h30. En ensemble de solutions ont été proposées par les participants. Ces solutions parmi lesquels on peut citer :

  • la mise en place d’un système d’information et la sensibilisation de la population sur le phénomène ;
  • l’inscription dans le programme d’activité ou PAI (plan annuel d’investissement) de la collectivité les questions foncières,
  • la délimitation claires des espaces/aires protégés ;
  • la traduction de la loi 034-2009 portant foncier rural en langue locale et sa large diffusion ;
  • la mise en place d’un système de communication basé sur les TIC ;
  • instauration d’une taxe communale sur les parcelles exploitées et non exploitées avec une taxe plus élevées sur les parcelles non exploitées.
  • faire un répertoire des propriétés fonciers et diffuser régulièrement les informations sur le niveau d’exploitation des terres ;
  • la mise en place d’un espace de dialogue et de concertation entre les différents acteurs.

A la fin des travaux le maire et le président de la CODDE ont remercié les participants et ont souhaité que la FNZ continue l’initiative dans les village et les quartiers dans le reste de la province.

Charles DALLA /CODDE



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