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Burkina Faso : Inventions et innovations technologiques - Ces chercheurs qui trouvent au Faso

Le Forum national de la recherche scientifique et des innovations technologiques, institutionnalisé en 1995, avec pour missions entre autres de contribuer à la promotion des résultats de la recherche ; de servir de catalyseur à l’amplification des rapports entre chercheurs et bénéficiaires est à soutenir.

Les opérateurs économiques nationaux devraient accorder un intérêt accru aux fruits de la recherche. Ce qui est donné à voir au SIAO est encourageant, à écouter certains responsables des structures de la recherche scientifique. Le ministre des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique, Joseph Paré. Il se réjouit de la tenue du FRSIT, qui a porté la recherche au niveau où elle se trouve.
« Nous sommes heureux de constater que la recherche au Burkina Faso est une réalité. Cette recherche est en train de dépasser simplement le stade du laboratoire pour mettre à la disposition des populations des technologies simples, utiles et adaptées à leurs besoins.
Tous les domaines d’activité dans notre pays, tels que l’agriculture, la santé, l’éducation, sont couverts aujourd’hui par les résultats de la recherche, et nous devons nous en féliciter. Je crois qu’au stade où nous en sommes, la recherche au Burkina Faso a suffisamment avancé. Et cela, grâce au FRSIT, qui a encouragé l’innovation et la recherche scientifique.

Cette huitième édition est aussi la preuve que nous sommes sur la bonne voie, et que de plus en plus il y a une approche entre le chercheur et les opérateurs économiques ainsi que ceux qui ont besoin des résultats de la recherche ». Le directeur général du CNRST, Basile Guissou. Il pense que les opérateurs économiques doivent s’approprier les résultats de la recherche.

« Le vrai goulot d’étranglement, c’est le passage entre les résultats de la recherche et la capacité des opérateurs économiques à se positionner pour se faire de l’argent avec la technologie et éviter l’importation. Malheureusement, nous n’avons pas beaucoup d’opérateurs économiques intéressés par ces circuits de transformation, parce qu’il faut du temps pour rentabiliser l’argent investi. Il faut donc une catégorie d’opérateurs économiques qui acceptent d’investir dans la durée, qui prennent ces technologies et les mettent à la disposition de la population.

Nous devons déployer la recherche dans tous les secteurs où économiquement nous avons quelque chose à produire et à vendre. Etre riche, c’est vendre beaucoup et acheter peu. Donc un pays comme le Burkina ne peut pas s’interdire d’être présent dans un seul secteur économique rentable, nous n’avons pas à nous sevrer dans notre génie. Notre génie doit se déployer sur tout le territoire dans l’ensemble des secteurs où nous pensons que nous sommes concurrentiel ».
« Les éditions du FRSIT se suivent mais ne se ressemblent pas. Chaque édition est un plus par rapport aux précédentes. Nous avons à coeur chaque fois de toujours innover. Il y a de l’innovation au niveau de l’exposition, des débats, des ateliers scientifiques que nous proposons. Une des innovations de la présente édition est que nous avons décidé, en collaboration avec le ministère du Commerce, de tenir désormais le FRSIT sur le site du SIAO.

Ensuite, au niveau de l’exposition par exemple, il y a un tracteur qui a été conçu, fabriqué et monté par un Burkinabè de la société de recherche et de conception. Au niveau des innovateurs et inventeurs, beaucoup ont présenté ce qu’ils ont comme nouveauté. Pour combler le vide entre deux éditions, nous avons entrepris, avec l’appui de notre partenaire financier, le CFDI, de mettre sur pied un projet de valorisation des résultats de recherche et d’invention. Ce projet a démarré il y a un an ».

Ousmane Kaboré, directeur général de la SRC. (Il a conçu et fabriqué un tracteur estimé à plus de 3 millions de FCFA. Avis aux agrobusiness men). « C’est le prototype que vous voyez là. Il peut sarcler, semer, butter et faire des forages. Nous avons travaillé beaucoup sur le moteur, qui consomme du gas-oil et de l’huile végétale. Nous avons réalisé ce projet pour interpeller les banquiers sur ce que nous sommes capables de faire ».

Agnan Kayorgo, Observateur Paalga

les photos sont de Faso-dev

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