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Retour sur la Semaine Nationale de la Culture (SNC) Bobo 2008

La XIVe édition de la Semaine nationale de la Culture (SNC) s’est tenue du 22 au 29 mars 2008, à Bobo-Dioulasso, sous le parrainage de Mgr. Anselme Titianma SANON. Cette édition, qui avait pour thème « Une éducation culturelle pour une jeunesse citoyenne », a très certainement réussi à capter l’attention du public, de par l’affluence qu’elle a suscité dans les rues de la ville. À ce titre un témoin privilégié, Emily Paige, stagiaire chez Yam Pukri, qui a eu la chance d’être sur place, revient sur quelques activités marquantes de cette édition.

Le thème de cette année revêt une importance capitale, au regard du désintérêt, de plus en plus latent, des jeunes burkinabés pour la culture nationale. Ainsi, qui de mieux indiqué que le théologien, Mgr Anselme Titianma SANON, archevêque de Bobo-Dioulasso pour expliquer une telle thématique. Au milieu d’un parterre, composé en majorité d’étudiants en Art et Lettres modernes, venus de l’Université de Ouagadougou dans le cadre d’un voyage pédagogique, l’éminent parolier a élaboré sur les impacts des médias occidentaux dans nos pays. Pour lui, « dans un contexte de mondialisation sans cesse croissant, il devient primordial de définir le rôle de la jeunesse citoyenne pour conserver nos valeurs traditionnelles. Sur le plan musical, on assiste à une prolifération de groupe de jeunes qui empruntent un style occidental, chose qui n’est pas mal en soi, seulement, il faut inciter ces groupes à donner à ce style un fond empreint de nos valeurs traditionnelles ».

La SNC rime toujours avec prestations. Sur ce volet, les « spectacles off » ont su attirer l’attention des spectateurs. C’est un genre dans lequel, musique, danse et humour s’alternent et s’entremêlent. Ils commencent le plus souvent par des danses traditionnelles, riches en couleurs, exécutées par des groupes de jeunes, auxquelles succèdent des humoristes et enfin, des musiciens, tout ceci sous le regard d’un public gai et excité.

L’occasion fut belle également pour la francophonie de marquer sa présence dans ce pays qui a pour langue officielle le français. En effet, elle a organisé plusieurs activités, allant des expositions d’œuvres littéraires à des formations en TIC, en passant par des concerts et des représentations théâtrales ; toutes dénommées « spécial francophonie ». À ce titre a eu lieu une dédicace de l’œuvre de NSONDE Wilfried, lauréat du « Prix littéraire des cinq continents 2007 », présentée par Salaka SANOU et Monique ILBOUDO, membre du jury d’attribution du prix 2007. L’œuvre, intitulée « Le cœur des enfants léopards », est l’histoire d’un jeune amoureux éconduit qui commet l’irréparable. L’auteur utilise un style poétique et percutant, avec ce premier roman qu’il définit comme « un slogan : un cri de rage et d’amour ».

Donnant le bilan de cette fête culturelle, le ministre de la Culture du Burkina Faso, Filippe SAWADOGO, a indiqué que toutes les prestations ont pu être tenues dans les délais impartis et aux lieux choisis. Quant au président du comité national d’organisation, Souleymane OUEDRAOGO, il a précisé que tous les records, en termes de qualité de prestation et d’affluence sur les sites, ont été dépassés. Pour répondre à la demande sans cesse croissante, le président du Burkina Faso, Blaise COMPAORE, a décidé de doter Bobo-Dioulasso, qui abrite déjà le siège de la SNC, d’une grande maison de la culture de 2 300 places.

Et quand on sait le message que peut renfermer et véhiculer la culture dans nos pays, il ya lieu de mieux promouvoir la SNC. En effet, cette biennale de la culture burkinabé est une fierté nationale et se doit d’être traitée comme telle. Dans cette optique, les autorités du pays devraient faire la promotion de celle-ci même au-delà de nos frontières avec la création d’un site web qui lui sera entièrement dédiée.

Dieudonné LANKOANDE_Bntic



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