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TIC & développement économique, les partenaires de IICD partagent leurs expériences

Utiliser les Technologies de l’information et de la communication (TIC) pour soutenir le développement économique de diverses structures, aussi bien en milieu urbain que rural, c’est le credo du consortium Connect for change, qui accompagne ses partenaires burkinabè dans l’intégration de ces outils technologiques dans leur stratégie de croissance.

Les 4 et 5 mars 2014, bénéficiaires et partenaire technique se sont réunis en atelier à Ouagadougou pour évaluer les
succès et les échecs dans l’utilisation des TIC afin de booster le développement économique de ces structures.

Ils sont au total une douzaine de participants représentant les différentes structures que le consortium Connect for change appuie à travers des financements pour l’acquisition, l’intégration et l’utilisation des TIC dans leurs politiques d’actions et de
développement. Pour s’assurer qu’il n’y a pas de déperdition et que les outils acquis sont utilisés convenablement pour l’atteinte des objectifs fixés, l’ICCD (Institut
international pour la communication et le développement), qui est le partenaire technique des structures bénéficiaires du soutien du consortium Connect for change, organise chaque année un atelier de monitoring et d’évaluation pour voir si tout le monde suit le tempo.

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« Quand vous financez des gens, il est bien de les accompagner. Quand vous les accompagnez, il est bien, chaque année, de faire un bilan à l’issue duquel on peut faire des réajustements pour plus d’efficacité dans l’atteinte des objectifs ». C’est
ainsi que Christophe Hien, conseiller technique ICCD-Burkina a justifié la tenue de cet atelier dans les locaux de Yam Pukry, à Ouagadougou.

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François Laureys, chargé de programme pays Burkina-Mali de IICD, a renchéri que cet atelier était une occasion pour les partenaires du programme de
l’innovation sociale « d’évaluer ensemble ce que les uns et les autres ont pu faire, de voir où ils aimeraient encore aller et de définir le type d’encadrement à leur apporter pour plus d’efficience » dans leurs actions quotidiennes. Toute l’intervention du consortium Connect for change est basée sur l’intégration des TIC dans le
développement. Ici, au Burkina, il encadre des organisations qui sont
de nature Développement économique.

Afrique Verte- Burkina est une ONG qui intervient dans la sécurité alimentaire. Elle a bénéficié d’un financement pour la mise en place du Système d’information des marchés (SIM) dont le responsable, Ibrahim Ouattara, a expliqué qu’il permet d’avoir des informations sur les offres de vente et d’achat des produits agricoles ainsi que de communiquer sur les prix pour que les acteurs du monde rural puissent mieux vendre ou mieux acheter leurs produits. La plateforme simagri.net permet l’envoi groupé de SMS du web vers les téléphones portables.

Béatrice Kaboré, chargée de communication de Nununa, une
coopérative de productrices de beurre de karité et de sésame basée à Léo, a expliqué que sa structure a bénéficié d’une subvention annuelle pour le projet de communication Voix de femmes et s’est dotée de matériel de sonorisation et d’équipement multimédias pour faciliter et immortaliser les séances de sensibilisation et d’information.

Ces deux jours d’atelier ont été un véritable rendez-vous du donner et du recevoir pour les participants, qui ont pu partager leurs expériences et s’enrichir des bonnes pratiques des autres, a précisé Christophe Hien.

Parlant de l’innovation sociale, François Laureys a soutenu que « les TIC ne sont pas l’objectif final, c’est un instrument pour améliorer ce qu’on est en train de faire. Il faut donc prendre en compte certains éléments qui jouent sur le succès ou l’insuccès de l’intégration des technologies. Il faut une analyse pour voir quel est l’intérêt d’utiliser ces outils et les défis à relever pour leur utilisation. »
Après avoir disséqué l’usage des TIC dans les différentes structures et mis en lumière ce qui marchait bien ou moins bien, les participants à cet atelier de monitoring et d’évaluation de l’ICCD sont repartis dans leur base avec de nouvelles idées et de nouveaux tuyaux pour exploiter au mieux le potentiel de ces technologies dans les activités quotidiennes.San Evariste BARRO.

L’observateur palga.
Burkina Faso

)



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