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TIC et environnement : Les normes sur les « TIC vertes » au centre d’un atelier d’échanges

Ouagadougou abrite du 15 au 19 juillet 2013, la 4e réunion du groupe régional africain des commissions d’études 5 et 12 de l’Union internationale des télécommunications (UIT). Une réunion co-organisée avec l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) du Burkina. Avec pour thème : « bâtir un avenir durable par l’adoption de normes sur les TIC vertes », les participants devront réfléchir sur la contribution de l’Afrique aux normes internationales des télécoms et des TIC dans le respect de l’environnement.

Des représentants de 27 pays prennent part à la 4e réunion du groupe régional pour l’Afrique des commissions 5 et 12 de l’UIT-T. La rencontre a ouvert ses portes ce lundi 15 juillet 2013 à l’hôtel Laïco de Ouaga 2000, sous la présidence de Mathurin Bako, président de l’ARCEP. Elle se veut une occasion pour explorer « des pistes de réflexion en matière d’utilisation des TIC dans le cadre du changement climatique mais aussi en matière de qualité de service ».

Selon Brahima Sanou, directeur du bureau de développement des télécommunications de l’Union internationale des télécommunications, « l’Afrique ne peut pas continuer à être seulement un consommateur final, à être une victime. Et pour ne pas être victime, il faut participer à la définition de ces normes ». Et ce, à travers des groupes régionaux, notamment le groupe 5 et le groupe 12. Ainsi donc le processus est lancé. M Sanou, en vacances au Burkina, représentait son collègue directeur du bureau de la normalisation, Malcolm Johnson.

Diminuer l’émission des gaz à effet de serre

La nature est fortement exploitée, avec pour conséquence, le changement climatique dû à la pollution causée par plusieurs sources dont celles des déchets électroniques.

Les TIC contribueraient pour 2% aux émissions anthropiques des gaz à effet de serre. C’est dire à quel point l’évolution extraordinaire des technologies engendre de nouveaux défis pour les acteurs du secteur.

Certes, elles contribuent grandement à la détérioration de l’environnement. Mais, il n’y a pas que des impacts négatifs. Les télécommunications sont des vecteurs d’information pour la protection de l’environnement. De ce fait, les TIC peuvent et doivent permettre aux autres secteurs de diminuer leur empreinte de carbone.

La rencontre de Ouagadougou doit aussi examiner de façon pratique les actions vigoureuses que doivent entreprendre les acteurs des télécoms pour protéger l’environnement, utiliser les ressources naturelles de manière écologiquement rationnelle et pour promouvoir un développement économique durable.

Développer des TIC vertes

A noter que la contribution de l’Afrique pour le développement d’un environnement sain pour les générations futures, ainsi que sa contribution à la définition des normes sont plus qu’attendues. L’atelier de Ouagadougou constitue pour ce faire, une « opportunité de débattre des thèmes pertinents et de contribuer ainsi à l’amélioration du développement des TIC dans le respect de l’environnement », estime Mathurin Bako, le président de l’ARCEP.

La relation entre la sauvegarde de l’environnement et les télécoms/TIC semble logique avec des liens réels et parfois quasi indéfectibles. C’est donc dire que cette réunion aborde un sujet non seulement important mais aussi et surtout d’une actualité brûlante.

Les travaux de Ouagadougou devraient, à défaut de donner des solutions toutes faites aux problèmes évoqués, ouvrir des pistes de réflexions à même de permettre aux parties prenantes de prendre les décisions appropriées.

Consommateurs, décideurs et industriels sont tous concernés par ce phénomène. « Nous devons agir maintenant pour trouver des chemins de croissance plus justes et véritablement durables en intégrant la dynamique de l’innovation et des technologies vertes », soutient Mathurin Bako.

Moussa Diallo

Faso-tic.net



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