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Les femmes africaines et leurs droits aux TIC : Burkina NTIC fait l’état des lieux

Du 15 Avril au 17 Avril 2007, le réseau Burkina NTIC a participé au premier congrès international scientifique sur le thème : la femme et la loi. Organisé à Tripoli, en Libye par l’Organisation Internationale Arabo-africaine, ce congrès a accueilli d’imminentes personnalités issues d’ONG, des groupements féminins, et d’autorités venant du monde entier.

Avec plus de 400 participants, ce forum a servi de cadre pour l’examen et l’approfondissement des concepts et principes des droits de la femme. Véritable cadre de partage d’expériences, ce rendez vous de Tripoli a eu pour but de capitaliser les instruments existants (chartes régionales et internationales, grande déclaration Verte des Droits de l’homme...), afin de promouvoir et garantir les droits de la femme à travers des initiatives de coopération inter et intra organisations.

Ce congrès, le premier du genre a été rehaussé par la présence de sommités internationales qui ont présenté de nombreuses communications abordant des problématiques telles que :
• Les lois protectrices de la femme
• La femme et les lois de la sécurité sociale
• La participation politique et économique de la femme
• Le projet KADAFI pour l’enfant et la femme.
Le réseau Burkina NTIC représentée par Mme Guigma Karidja, a fait une communication sur la fracture numérique du genre en Afrique francophone. L’objectif de cette présentation a été de dresser un tableau sur l’utilisation des NTIC par les femmes en Afrique et plus particulièrement en Afrique francophone et sensibiliser le genre sur son droit à l’utilisation des NTIC afin de réduire les pesanteurs socioculturelles qui frappent cette classe de la population quant à l’usage de cet précieux outil.
En rappel, Yam Pukri a travaillé avec le réseau genre et TIC sur une étude sur la fracture numérique de genre en Afrique Francophone en 2004-2005. Plusieurs publications ont été produites dont le livre sur la fracture numérique de genre en Afrique Francophone (http://www.famafrique.org/regentic/indifract/fracturenumeriquedegenre.pdf). Toutes les occasions sont bonnes pour faire la promotion de cet instrument de plaidoyer d’om l’initiative de la présentation qui a mis l’accent sur le rapport national Burkinabè de cette étude.

Pour Mme Guigma, des actions devraient être menées à tous les niveaux du maillon de cette chaîne de promotion de la femme afin de réduire cette fracture qui ne reluit pas l’image de celle ci. C’est pourquoi, elle n’a pas hésité à distribuer des livres de l’ouvrage intitulé « la fracture numérique en Afrique francophone : une inquiétante réalité » aux autorités et personnalités de marque présentes à ce congrès. Certains d’entre eux ont exprimé leurs impressions et leurs reconnaissances au réseau Burkina NTIC qui fait parti des pionniers de la vulgarisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication à l’échelle du continent.
Pour le ministre Malien de la promotion de la femme, Aminata Diallo, cette publication est l’une des premières sur la problématique des NTIC sur le genre. C’est pour cette raison qu’elle formule tous ses encouragements au réseau d’avoir mis à la disposition de son ministère un outil de plaidoyer des actions en NTIC en faveur de la femme. A en croire le ministre malien, ce livre sera l’objet de restitution afin que son précieux contenu soit approprié par les acteurs de la promotion de la femme malienne.
Quant au ministre Tchadien de la promotion de la femme Aziz Baroud, qui a été séduite par la pertinence et l’opportunité de cette publication, il serait intéressant de tisser une relation de partenariat avec Burkina NTIC. Déjà, elle nous a confié que son département fera un bon usage de l’ouvrage.
Enfin pour le Directeur de la francophonie Bureau Régional de l’Afrique de l’Ouest, Etienne. ALINGUE, la problématique de la fracture numérique du genre est déjà en réflexion par son bureau. Ainsi il sera plus outillé pour continuer les débats et la réflexion dès son retour parmi les siens.

Au moment où les rideaux se sont refermés sur cette première conférence internationale scientifique sur le droit de la femme, Burkina NTIC peut se réjouir d’avoir sensibilisé cet important public sur cette problématique qui est une préoccupation hautement actuelle en ce début du troisième millénaire.

Mme Guigma Karidja,



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