Technologies

La frontière entre le professionnel, le jouet ou l’usage de base dans le domaine du matériel technique.

Quand on cherche un équipement (matériel ou logiciel), on fait souvent la part des choses entre le matériel/logiciel professionnel et le matériel/logiciel de base. Avec la course folle à l’avancée technologique et l’obsolescence programmée qui programme plus que jamais la mort de nos équipements, comment garder la tête froide si l’objectif des vendeurs est de nous faire simplement dépenser plus.

Il y a 20 ans à peine, un ordinateur possédant 128 M0 de Ram était considéré comme un ordinateur haut de gamme, donc professionnel. Aujourd’hui, on parle en giga octets. Il faut posséder un ordinateur au minimum de 16 giga de RAM pour espérer entrer dans la cour des grands.

Le consommateur doit désormais faire attention et se concentrer sur ses besoins réels et non sur ce que le marché le propose. Le marché propose purement et simplement de la marchandise en la segmentant afin de tirer parti du profit maximum. Le consommateur embrouillé et perdu se contente de suivre à la lettre le conseil du vendeur et retrouve son porte-monnaie vite soulagé en espèces sonnantes.

En Afrique où les usages sont très basiques même dans le milieu professionnel, un travail doit être fait afin de mieux sensibiliser les consommateurs et surtout les décideurs. On peut chiffrer à des milliards de FCFA les dérives causées par les achats et la consommation d’objets inutiles dans nos services. Imaginez si le Burkina décidait d’adopter une imprimante particulière. On demanderait au fabriquant de mettre tel ou tel caractéristiques, on pourrait du coup fabriquer nos propres cartouches d’encres et on économiserait des milliards de Francs CFA. Un seul litre d’encre vaut dans les 500 000 Fcfa. Pourquoi ne pas en fabriquer localement et pourquoi ne pas commencer à recycler systématiquement les cartouches d’encre ? On peut refuser toute imprimante dont les cartouches seraient truffées de puces bloquant le « réencrage. »
On se concentre sur les gros chantiers alors que quotidiennement, on perd des milliers de francs qui auraient pu être réinvestis dans des secteurs porteurs.
A bon entendeur.

Sylvestre Ouédraogo
Yam Pukri/Burkina ntic
IPD/AOS

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