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Semaine Nationale de l’Internet 2014 : la protection de l’enfance en ligne en question au cours d’ un atelier

Semaine Nationale de l’Internet 2014 : la protection de l’enfance en ligne en question au cours d’ un atelier

La 10e édition de la S N I est placée sous le thème de la protection de l’enfance en ligne. En effet il convient de dire avec Serges TISSERON, psychiatre et psychanalyste que « Avec internet, il ne s’agit plus d’éviter les risques mais de permettre au jeunes de courir des risques avec le maximum de précautions ».

Avec la généralisation de l’Internet, les enfants sont en train de devenir des citoyens numériques dans un monde numérique qui ne connait plus de frontières.
L’utilisation de l’internet les expose de plus en plus à de nouveaux dangers qui leur sont préjudiciables à tout point de vue. Cet état de fait interpelle au plus haut niveau non seulement les acteurs du secteur des TIC mais tout naturellement ceux dévoués dans la protection de l’enfance.

Le choix du thème de la protection de l’enfance en ligne s’inscrit alors dans la volonté du Ministère du développement de l’économie numérique et des postes d’engager tous les acteurs du monde des TIC et de la protection des enfants en vue de réunir leurs efforts pour garantir aux enfants du Burkina Faso la possibilité d’ avoir des activités en ligne sures, sécurisées et constructives.

Pour ce faire, la salle de conférence de Somkiéta Ran Hôtel a servi de cadre le jeudi 18 Décembre 2014 pour échanger autour de cette problématique .Des professionnels des TIC et de la protection des enfants ont tour à tour communiqué sur la nécessité de la protection de l’enfance en ligne.

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Le premier panel a porté sur l’état des lieux des risques et menaces encourus par les enfants sur le cyberespace. A ce niveau Monsieur Augustin Bazié du Ministère de l’action sociale et de la solidarité nationale a fait une communication sur les mécanismes nationaux de protection de l’enfance.
Pourquoi le Ministère du développement de l’économie numérique et des postes a tardé avant d’aborder cette question se demande monsieur Bazié. Pour lui , il fallait déjà réfléchir sur la protection de l’enfant avant même d’ adopter les TIC. Il souligne de plus que la protection de l’ enfant doit d’ abord passer par la société, pour cela, il faut avant tout former les parents en TIC, étendre les actions de sensibilisation , mais aussi aller vers l’ information. Il insiste sur l’alphabétisation des parents au numérique pour qu’ils maitrisent les TIC afin de pouvoir contrôler ou surveiller les enfants.
Jean Paul Toé du Conseil Supérieur de la Communication a communiqué sur l’ enfant et l’ écran et a mentionné que le CSC met l’ accent sur la signalétique à travers les pictogrammes pour indiquer ceux que les enfants ne doivent pas suivre.
Quant à Monsieur Inoussa Sanfo du CLUSI-BF, il a présenté une communication sur l’état des lieux des risques et menaces pour les enfants dans le cyberespace. Monsieur Sanfo a fait savoir aux participants que les enfants n’ont pas assez d’informations sur les dangers qu’ils courent lorsqu’ ils vont sur l’internet. Il faut alors selon le conférencier inciter les parents à la vigilance pour qu’ils puissent surveiller ou contrôler l’usage des TIC de leurs enfants.

Le second panel, lui portait sur la cyber prudence ou les bons comportements à adopter vis-à-vis des TIC. Il s’est agit à ce niveau de présenter les bonnes pratiques dans le domaine des TIC pour préserver les jeunes et les enfants des maux subtiles de l’internet. Les panélistes ont émis le souhait que les acteurs du monde des TIC, et surtout les parents s’intéressent et s’impliquent davantage dans ce que font les enfants lorsqu’ils sont en ligne et définir des règles d’utilisation de l’internet à domicile, au cybercafé ou à l’école.

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Pour les participants les thèmes abordés étaient à la hauteur de leurs attentes, et ils disent avoir appris beaucoup sur les la nécessité de protéger les enfants des menaces de l’internet.

A l’heure où l’Internet devient mobile grâce au téléphone portable, aux montres et lunettes connectées, la question de la protection semble devenir problématique, un enfant pouvant posséder plusieurs téléphones et laisser croire aux parents qu’il possède un seul compte sur les réseaux sociaux. Il faut donc que les parents se forment sur les mécanismes de protection et engagent des échanges avec les enfants de manière permanente pour suivre l’évolution rapide des technologies.

Pélagie Sandwidi
Stagiaire à Yam Pukri/Burkina ntic



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