E-gouvernance
Le 22 juin 2013 s’est tenue la deuxième édition du forum sur la gouvernance de l’internet dans la salle de conférences de Yam Pukri. Placé sous le parrainage du Président de l’Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des postes (ARCEP), M. Mathurin BAKO, avec l’appui de FGI et le projet Démocr@tics, le dit forum a démarré aux environs de 08h30 min avec un mot de bienvenue du président de l’Association suivi du discours du parrain.

Avec la participation d’une quarantaine de personnes venues de différentes structures, le parrain a souligné la pertinence de l’évènement et du thème du forum et a encouragé les organisateurs à pérenniser les activités West Africa Internet Gouvernance Forum (FGI) au Burkina Faso. Il a terminé son propos en réitérant sa disponibilité et son soutien à toutes les initiatives des organisations de la société civile.

Avant la fin de la cérémonie d’ouverture un film documentaire réalisé par Yam Pukri sur les activités du web a été Projeté. Le reste de la journée fut ponctué par des présentations d’une part et d’autre par un panel. Les participants ont eu droit à des présentations sur la genèse du processus FGI au Burkina Faso présenté par M. Traore Inoussa et l’expérience de l’ARCEP en matière de gouvernance des communications électroniques au Burkina Faso présenté par M. ZOUNGRANA Aristide.
Après la série de présentation, il y eu un panel constitué de Sylvestre OUEDRAOGO, Président de l’Association Yam Pukri, Mme Hadja OUATTARA du Centre d’analyse et de politiques économiques, M. Dalla Charles de la Coalition des Organisations de la société civile pour le développement durable et équitable, sous la modération de TRAORE Inoussa membre de Yam Pukri.
L’objectif de ce panel était d’élaborer une discussion sur le thème général du forum à savoir : Gouvernance de l’Internet au service de la paix : une responsabilité partagée des parties prenantes, rôle des OSC. Chaque panéliste a apporté son point de vue sur ce thème.

Selon M. OUEDRAOGO, les OSC utilisent plusieurs outils et le plus important n’est pas forcément l’outil utilisé mais c’est plutôt le contenu des publications qui doivent être des informations fiables et rigoureuses. Il invite les OCS à jouer un rôle d’action et d’activisme pour donner l’information juste.
Pour M. DALLA en partant de l’exemple de la recrudescence des conflits fonciers dans certaines régions du Burkina Faso et du risque potentiel dans d’autres régions, il montre que les OSC peuvent jouer un rôle important à travers la sensibilisation, le plaidoyer et le lobbying et cela peut se faire à travers des blogs ou sur les réseaux sociaux.

Quant à Mme OUATTARA, elle invite la société civile à plus d’implications aux débats sur toutes ces questions relatives à la gouvernance de l’Internet que ce soit au niveau national ou international, physiquement ou virtuellement.
Cette journée s’est terminée sur les perspectives et les recommandations du forum national sur la gouvernance de l’Internet au Burkina Faso, édition de 2013 formulées par l’ensemble des participants aux environs de 14h30. Les recommandations seront reversées dans la FGI Afrique de l’Ouest qui aura lieu en début juillet 2013.


Leticia Adama
Burkina ntic/ Yam Pukri