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Fracture numérique versus fracture de matière grise ?

L’industrie des micro-ordinateurs à travers des projets innovants commence à mettre sur le marché des micro-ordinateurs à faible coût.

Depuis quelques années, à la lueur des projets de type OLPC , Simputer et bien d’autres, l’idée de base pour la création d’ordinateurs pratiques et moins chers, adaptés aux pays du Sud a fait école et nous avons suivi le lancement du OLPC ( un ordinateur par enfant) dont le prototype a été exposé au Sommet Mondial sur la Société de l’Information en 2005 à Tunis. Depuis lors, nous avons attendu les fameux OLPC dans nos pays et puis, rien.

Une chose est sure, le projet rencontre pas mal de difficultés dont les commandes groupées par pays qui pose des contraintes, le concept d’ordinateurs unique et n’étant pas opérable avec d’autres modèles d’ordinateurs... il a lancé la course aux ordinateurs petits et moins chers. Plus de 10 firmes sont dans la danse actuellement dont les géants HP, INTEL et autres. ASUS a fait merveille avec son eeepc qui a en quelques mois dépassé le million d’exemplaires et possède plus de 7 versions en moins d’un an de lancement du premier produit.

Si le concept au départ était orienté sur les enfants du Sud, il faut dire que l’idée séduit ceux du Nord qui sont les premiers à consommer ces produits avec appétit.

Peut-on alors parler de fracture numérique si les couts ne sont plus de réelles contraintes ? en effet, ces cinq dernières années, le prix de base d’un micro-ordinateur a été divisé par cinq et les ordinateurs low cost actuellement peuvent être alimenté sur de petits panneaux solaires et sont munis de systèmes sans fil WIFI et même de caméra embarquée, de quoi jouer le rôle de dictaphone, d’appareil photo et même de caméra vidéo.

Parlera-t-on donc de fracture de matière grise ou de manque d’idées novatrices dans le monde du développement.

Vivement que nos Etats et nos entreprises lancent de grosses commandes d’ordinateurs low cost ou pourquoi pas, installer une chaine de montage de ces ordinateurs dans la sous région afin de mieux s’approprier ces technologies. Nos analphabètes de l’informel arrivent bien à arracher des puces sur des téléphones portables pour les réimplanter dans d’autres, ce ne sont donc pas nos ingénieurs qui ne pourront pas accomplir ses prouesses avec quelques moyens.

Bntic



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