E-politique

E-CONSEIL DES MINISTRES : L’expérience du Burkina fait école au forum des TIC

Au cours des travaux du 4ème forum africain sur le partage des meilleures pratiques dans le domaine des Technologies de l’information et de la communication (TIC), le Burkina Faso a partagé son expérience sur le projet de « e-conseil des ministres », le vendredi 12 octobre 2013 à Ouagadougou.

Le projet « Conseil des ministres sans papier » était sur la sellette, le vendredi 12 octobre 2013, lors du 4e forum africain sur le partage des meilleures pratiques dans le domaine des Technologies de l’information et de la communication(TIC) à Ouagadougou. Selon le directeur général de la coordination des programmes de développement des TIC, Alfred Sawadogo, le Burkina Faso, avec à sa tête le chef de l’Etat, s’est engagé à faire des TIC, un outil au service du développement. C’est dans ce cadre qu’est né le projet « e-conseil des ministres ». Il a précisé que l’un des objectifs est d’optimiser les dépenses liées à la bureautique, lors des conseils de ministres.

Il a rappelé qu’actuellement, la méthode traditionnelle de préparation et de suivi des rapports en conseils des ministres entraîne une consommation excessive d’encre, de papier, de carburant et de temps. Par ailleurs, cette méthode ne permet pas d’optimiser l’archivage et la mise à jour des versions, rend complexe l’exécution des décisions prises par le conseil des ministres et difficile la vérification de la conformité des numéros matricules lors des nominations. M. Sawadogo a fait savoir que le « e-conseil des ministres » va donner l’occasion aux acteurs de travailler de façon électronique et de pouvoir échanger des informations à travers un réseau qui leur sera dédié.

Les membres du gouvernement ne seront plus amenés à transporter des dossiers physiques, volumineux et encombrants pour le conseil. En outre, le ministre pourra, en tout temps, au sein du Réseau informatique national de l’administration(RESINA), suivre l’élaboration de tous les dossiers et consulter ses pairs pour des compléments nécessaires à la finalisation des dossiers. M. Sawadogo, a révélé que la gestion électronique du « e-conseil des ministres » va concerner les huit phases du conseil des ministres à savoir, la production et l’examen des dossiers, la programmation de l’ordre du jour, l’étude des dossiers programmés, le conseil des ministres, la finalisation des dossiers adoptés, la signature, la publication et l’archivage.

A l’heure actuelle, le directeur général de la coordination des programmes de développement des TIC a souligné que pratiquement, tous les ministres ont été formés. Reste donc le président du Faso, le Premier ministre et trois ministres à former, avant d’engager le processus, proprement dit. Les participants ont apprécié l’expérience du Burkina et beaucoup d’intervenants n’ont pas hésité à qualifier cette expérience de pouvant être un cas d’école pour les autres pays africains.

Le ministre burkinabè en charge de l’Economie numérique, Jean Koulidiati, a révélé qu’il va se tenir un conseil de cabinet élargi pour tester l’outil et si cela est concluant, le Burkina Faso effectuera son premier e-conseil des ministres, d’ici à la fin de l’année 2013. Cela est possible, d’autant plus que l’intervenant du Rwanda a déclaré que son pays effectue, non seulement le « e-conseil des ministres » depuis 2001, mais aussi, que le parlement rwandais et certaines institutions de l’Etat s’y sont mis. Il a même affirmé qu’au Rwanda, la notation sur la performance des responsables et des agents de l’Etat tient compte de l’adoption des TIC par ces derniers au cours de leurs travaux. Et qu’au sein du gouvernement, un ministre qui refuserait de se former à cette méthode voit ses dossiers refusés au conseil des ministres.

Raphaël KAFANDO

Sidwaya

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