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Le gouvernement prend une mesure salutaire en faveur des produits locaux..

Ateliers de formation en TIC, création d’un site portail sur les OP au Burkina Faso avec un accent particulier sur les bases de données des OP du Burkina Faso, Activités de plaidoyer à travers des affiches sur les réseaux sociaux… le projet agripol (interpellation citoyenne des politiques agricoles à travers les TIC) a fait son bonhomme de chemin depuis 2015.

L’association Yam Pukri, porteur du projet a avec la collaboration technique et financière du CTA à travers son initiative Élaborer des modèles de prestation viables pour les TIC dans l’agriculture (http://ict4ag.cta.int/fr/tag/bvdm/) élaboré son projet de plaidoyer et de lobbying sur les politiques agricoles en utilisant le potentiel des TIC.

A partir d’une étude et des ateliers de travail, le projet a pu définir ses axes de d’activités en accord avec les participants à l’initiative .

Si le Burkina est un bon élève de Maputo en octroyant plus de 10% de son budget à l’agriculture, le monde agricole Burkinabè et spécialement les organisations de producteurs ne semble pas ressentir grandement cet impact.

Nous nous sommes basés sur ce constat pour travailler avec les principales organisations faitières (la Confédération paysanne du Faso, la Ligue des Consommateurs du Burkina, le réseau des organisations paysannes de l’Afrique de l’Ouest, Le Comité Interprofessionnel du riz du Burkina Faso (CIRB), l’Union Nationale des mini-laiteries du Burkina Faso, La fédération Nian Zwe, UNERIZ, le Ministère de l’Agriculture (direction économie rurale), la FUGCOM, Kongoussi) .

Nous avons axé notre approche sur des publications propres à changer la pensée du gouvernement et l’amener à réagir face à ce paradoxe : pourquoi laisser des produits locaux plus sains et qui procurent des revenus aux producteurs au lieu de consommer des produits alimentaires industriels venant du reste du monde dont la qualité est douteuse, pourquoi ne pas prendre une mesure pour favoriser la consommation des produits locaux ? après avoir travaillé sur le concept, nous avons misé sur des affiches et des textes à publier sur les réseaux sociaux.

Nous nous sommes intéressés aux actions des autres organisations sur le sujet (Oxfam, CIRB... ) pour les encourager à publier sur les réseaux sociaux qui sont devenus des supports par excellence utilisés par toute la population pour faire passer ses idées.

Le projet agripol, bien que balloté par les évènements au Burkina à cause de la crise socio politique a su contribuer à changer implicitement le comportement de l’Etat qui a en janvier 2017 adopté la mesure officielle pour favoriser la consommation des produits alimentaires burkinabè pendant les activités officielles (séminaires, ateliers…). Il faut dire que tacitement, le gouvernement a commencé à susciter un intérêt pour les produits locaux à travers les effets d’habillement (faso dan fani) avec du coton local Burkinabè. En effet, on constate que plusieurs membres du gouvernement porte régulièrement des habits confectionnés avec du coton Burkinabè.

Le projet agripol doit continuer pour se muer en observatoire de politique agricole afin de suivre cette directive de l’Etat. En effet, Il n’est pas mentionné que les contrevenants doivent être avertis ou sanctionnés par une mesure quelconque, mais, c’est un grand pas dans la lutte pour la promotion de l’agriculture locale.

Dr Sylvestre Ouédraogo
Yam Pukri

projet agripol, CTA

http://agripol.faso-dev.net/



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