E-agriculture

Bilan à mis-parcours des projets TIC et agriculture au Burkina

Dans le cadre du programme suivi évaluation des projets soutenus par IICD, les responsables des projets TIC et agriculture se sont retrouvés en focus groupe le vendredi 23 novembre 2007. La rencontre qui a réuni une dizaine de personnes a eu lieu à la maison des retraités Antoine Nanga. L’animation a été assurée par Daniel Thiéba du cabinet Greffo chargé du suivi évaluation des projets IICD au Burkina. On note également la présence de Anna Goorden, la nouvelle chargée du programme suivi évaluation à IICD pour le Burkina.

Objectif de la rencontre, partager avec les différents projets les résultats de l’enquête d’évaluation et établir des bases de concertation commune pour la résolution des problèmes communs. Aux termes de la présentation des objectifs de la rencontre M. Thiéba a livré aux participants les conclusions de l’enquête effectuée auprès de quatre organisations paysannes qui expérimentent l’intégration des TIC dans leur processus de développement. Il s’agit de l’association Songtaaba Yalgré, de la fédération des paysans professionnels de la Sissili (FEPPASSI), de l’institut international pour la bio-économie rural (IABER) et l’association Paglayiri.

L’évaluation a concerné l’état des performances et des impacts relatifs aux projets auprès des bénéficiaires. Selon l’analyse des données, les bénéficiaires estiment que le projet améliore leur niveau de vie. Certains ont noté que grâce aux projets TIC, ils ont acquis des connaissances sur l’utilisation des outils informatiques, la gestion et le suivi évaluation d’un projet. Par ailleurs, ils ont amélioré leur connaissance en techniques de production agropastorale et en commercialisation des produits.

18 % des personnes interrogées utilisent les services de manière quotidienne, mais qu’encore plus de la moitié ne l’utilisent que faiblement encore (30 % mensuellement et un autre 30 % moins d’une fois par mois). On relève aussi que la plupart des personnes interrogées utilisent des services sous forme orale seulement 15 % l’utilisent sous forme électronique.

Toute chose qui s’expliquerait par les facteurs suivants : l’accès et le coût de l’énergie, les difficultés de connexion au réseau Internet en milieu rural, ainsi que la distance de certains utilisateurs par rapport aux lieux de fournitures des services.

Néanmoins, les services offerts sont bien appréciés. Toutefois le pourcentage des personnes se déclarant très satisfaites restent en dessous de 40 % des personnes interrogées aussi bien pour la formation que les frais du service. Les frais de service, comme la qualité des services sont fortement perturbés par deux contraintes majeures : la lenteur de la connexion au réseau Internet et le coût de l’accès pour la majorité de ces projets situés en milieu rural. A moyen terme, il est suggéré de voir comment obtenir des tarifs adaptés et préférentiels pour les utilisateurs en milieu rural auprès de l’ONATEL.

En ce qui concerne l’atteinte des objectifs, 70 % des enquêtés estiment que les objectifs poursuivis à travers le projet ont été atteints. Les raisons pour l’atteinte des objectifs sont précises et sont directement liées à chacun des projets ; on peut citer à titre d’exemples :
L’accès au bulletin d’information et aux produits, la bonne compréhension de l’importance des TIC ; la bonne compréhension de deux variétés de maïs que je ne connaissais pas ; je peux avoir mes saisies sur place sans me déplacer en ville ; je peux naviguer sur le net ; j’ai accès aux informations dans le monde.
Il ressort également de cette analyse que la proportion des personnes satisfaites est plus importante pour les femmes, 75 % à se déclarer satisfaites, alors que chez les hommes cette proportion n’est que de 55 %.
Par contre, l’impact économique n’est pas encore véritablement sensible chez la plupart des utilisateurs du Projet. Cela pourrait s’expliquer par le fait que les projets sont encore en démarrage et leurs effets sur les conditions même économiques se font attendre. Le fait que 50 % se prononcent favorablement par rapport à cela montre que l’on est dans la bonne direction.
On constate néanmoins que l’impact économique est variable d’un projet à l’autre. Relativement élevé au niveau de IABER, il est plus faible à Pag La Yiri, pour laquelle les populations attendent impatiemment le démarrage de la radio communautaire.

A la fin de cette présentation, les participants ont été repartis en deux (2) groupes pour discuter des préoccupations majeures ressorties de l’enquête.
Pour le 1er groupe, il s’agissait de voir ensemble comment améliorer les services offerts pour un meilleur accès à l’énergie, à la connexion Internet dans nos localités.

Le 2nd groupe, s’est penché sur l’éternel question de la collecte des données, et surtout, la répartition des rôles entre les organisations et le cabinet GREFCO en 2008.

A la fin des travaux d’atelier, quelques points saillants qui ont été retenus et qui pourront donner une nouvelle vie au projet si des décisions fermes sont prises à tous les niveaux.

Il s’agit en ce qui concerne le problème de l’énergie, de s’inspirer de l’expérience de l’utilisation de l’énergie solaire qui a donné des résultats satisfaisants au niveau de la FEPASSI. Aussi l’expérience de PAGLAYIRI par rapport à l’utilisation du moteur de moulin à grain pour alimenter les ordinateurs. D’explorer la possibilité de demander auprès du PNUD l’accès à des plate formes multifonctionnelles.

Les participants ont tenu à souligner que dans chaque localité, le problème d’électrification étant un problème général, plusieurs dynamiques sont en cours. Notamment l’existence dans les localités des comités de réflexion sur l’électrification dont ils sont membres. Il a été aussi suggéré que les organisations doivent travailler à faire prendre en compte dans le plan de développement communaux les questions des TIC

Pour la connexion, on retient aujourd’hui que des possibilités en terme de ligne spécialisés existe. Seulement les coûts sont élevés. Raison pour laquelle les participants ont suggéré .

- de négocier auprès de l’ONATEL l’amortissement de l’installation des lignes spécialisées pour organisations en milieu rural d’une ligne spécialisée auprès de l’ONATEL.

- d’intégrer dans le plan d’action 2008 du groupe TIC et agriculture. Le plaidoyer pour une connexion haut débit en milieu rural.

- d’organiser des conférences locales pour informer les autorités et la population sur nos actions afin de les impliquez dans nos recherches de solutions.)

- de faire une étude sur les possibilités de connexion en milieu rural.

- d’ouvrir une rubrique dans le bulletin Burkina –ntic sur les opportunités en terme de connectivité en milieu rural.

Pour ce qui est de la collecte des données pour l’évaluation, l’occasion a été donnée aux uns et au autres de définir leur part de responsabilité dans la qualité du travail.

Roukiattou Ouédraogo

BNTIC

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