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Urgence et Droit à la communication dans la brousse du Sud Ouest

La téléphonie mobile présente au Burkina Faso depuis 1996 essaie de s’imposer un peu partout dans le pays. La téléphonie mobile rend accessible aujourd’hui les zones les plus reculées du pays. Certains villages dans le Sud-Ouest du pays réputés pour leurs accès difficiles sont reliés aujourd’hui permanemment au reste du monde grâce au téléphone cellulaire. Nous sommes partis de Ouagadougou le jeudi 06 avril 2006 à 7 heures pour Gaoua la capitale du Poni à près de 400km dans le Sud-Ouest du pays pour refaire ce constat.
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Camion renversé sur le côté
Scène courante sur les routes africaines, notre première rencontre de la journée

Cette mission consistait à apporter les témoignages des populations sur la téléphonie mobile en milieu rural. Les deux journalistes allemands Marc et Axell qui représentent le journal. Stern, très connu et lu en Allemagne veulent avoir une vision autre de l’Afrique. Ils voulaient voir si la vision que Burkina-ntic donne de la situation est bien réelle. En Europe les images qu’on a de l’Afrique ce sont les guerres, les famines et autres situations de misères. Parti de Ouagadougou à 7heures une malheureuse panne nous obligea à faire une escale à Sabou de 9h jusqu’à 12h42. En effet la panne avait débuté depuis le carrefour Ouagadougou / Koudougou. On a fini par faire une escale forcée dans le village de Nariou à 7 km avant Sabou.

1 - La téléphonie cellulaire au secours des voyageurs paumés

2 - Le télécentre de Nariou

3 - A Siby : réduire les distances et les frais de communication

4- Le télécentre Wokana

5- Le télécentre Entente de Siby : recevoir des appels plutôt que d’appeler

6- Le télécentre CELTEL

7- Quand une école primaire en brousse devient un lieu d’appel

8- Le téléphoniste ambulant

La téléphonie cellulaire au secours des voyageurs paumés

A Nariou nous avions été surpris par la présence d’un télécentre cellulaire TELMOB. Ce télécentre en pleine brousse fonctionne avec une batterie et une petite antenne transportable. La gérante de ce télécentre Mademoiselle Elisa, 16 ans a abandonné les bancs en classe de 5ème par manque de moyens. Elisa nous a expliqué brièvement comment ce télécentre arrive à sauver les gens. Selon elle je cite : beaucoup de malheureux voyageurs ont été sauvé par ce télécentre. Il est souvent arrivé que des voyageurs soient en panne dans le village ou même avant ou après le village. Même s’ils ont des téléphones portables il arrive qu’ils n’aient pas de crédits pour communiquer. Pour cela ils viennent appeler chez nous un mécanicien ou un parent ou leur patron pour qu’on vienne les dépanner. Aussi, certains paysans viennent appeler au télécentre leurs parents pour les donner des nouvelles du village. Ces nouvelles qui ne sont pas toujours bonnes (maladies ou décès). On a rencontré des cas ou il fallait appeler une ambulance de Sabou venir chercher une femme pour accoucher. Les gens viennent toujours appeler ici que quand il y a des problèmes.

Le télécentre de Nariou

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Le télécentre de Nariou
Quelques clients à l’attente

Nous aussi on aurait dû être sauvé par ce télécentre quand par coût de chance quand on s’est arrêté Mr Ouédraogo Sylvestre, coordonnateur de Burkina-ntic nous a appelé de Ouagadougou pour connaître notre position. C’est ainsi qu’on l’a informé de notre panne et il nous a envoyé un autre véhicule de Ouagadougou afin que l’on puisse continuer le voyage..
A Sabou où nous avons passé de longues heures pour attendre le secours de Ouagadougou, on s’était installé dans un maquis à 6 mètres du télécentre cellulaire le Titanic de Sabou. Ce télécentre est géré par Mlle Adissa qui a refusé qu’on la photographie. Selon les témoignages de Adissa, son télécentre cellulaire CELTEL est : un don de Dieu pour les gens de cette ville. Car ici il n’avait que des télécentres fixe ONATEL . Alors pour communiquer du téléphone fixe avec un cellulaire c’était très difficile. Et comme Sabou reçoit le signal du réseau mobil CELTEL beaucoup de personnes y sont abonnées. Pour les joindre des télécentres ONATEL c’était un peu plus cher. (...) il y a aussi certains clients qui appellent à Ouagadougou, il y a aussi certains qui appellent hors du Burkina. Il semble que ça coûte moins cher de téléphoner hors du Burkina avec CELTE.

Nous sommes partis de Sabou à 12h42mn avec un autre véhicule tout terrain. Nous arrivâmes dans le village de Siby vers 14h30.
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A Siby : réduire les distances et les frais de communication

A l’entrée du village nous avons rencontré des producteurs de Coton. Ces derniers étaient en train de mettre leur coton dans des ballons pour attendre les acheteurs. Nous signalons en passant que les producteurs ne reçoivent pas immédiatement l’argent le jour de la pesée du coton. Après avoir discuter avec eux, nous avions fait la connaissance de Mr Alassane Bouda producteur de son état et qui possède un téléphone portable depuis un an environ. Mr Bouda a payé son téléphone il y a un an. Le signal TELMOB est reçu dans ce village il y a seulement 18 mois seulement selon les habitants de Siby que nous avions rencontré.

Mr Alassane Bouda

Pour Mr Bouda le téléphone a sérieusement agrémenté sa vie en réduisant les dépenses financières et physiques qu’il effectuait chaque mois ou semaine. Mr Bouda a à sa charge une famille à Siby composé de sept personnes : sa femme, ses trois enfants, son père et sa mère. Son père âgé selon de 86 ans et sa mère 76 ans. Ces deux personnes comptent beaucoup pour la famille et ses frères à Ouagadougou voudraient chaque fois s’assurer de leur état de santé. Avant d’avoir son téléphone portable, Mr Bouda était obligé de partir à Oury ou Boromo distant d’une douzaine de kilomètres de Siby pour joindre ses frères à Ouagadougou. Aujourd’hui avec le téléphone dans la famille même si le réseau n’est présent que par endroit à Siby et dans sa cour, les frères de Bouda arrivent à communiquer directement avec les parents et le reste de la famille. Dans tous les cas pour Bouda, le téléphone portable est une très bonne chose. Il réunit les gens même très distant. Il permet de garder la chaleur familiale entre frère, parents et amis.

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Halte à Siby
Mr Bouda entrain de rechercher le réseau sous un arbre en tee short UNICEF
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Entretien avec de usagers de téléphone mobilee
Entretien avec Bouda Alassane assis sur un sac à gauche, Marc au milieu et Charles

Mr Idrisse
Nous avons rencontré Idrisse au kiosque prêt du télécentre de l’entente. Il était en train de boire de la bouillie. Il tenait à tout prix à partager l’expérience vécue avec son téléphone cellulaire. Idrisse possède son téléphone il y a un an environ. Comme tous les autres du village qui possède un téléphone et qui n’ont pas de plaques solaires pour recharger la batterie du téléphone à la maison, il est obligé de débourser 100FCFA par charge. Je n’aimerais pas être à la place de ceux qui ont des téléphones portables devenus des téléphones fixes pour problème de batterie et obligés de le charger à chaque coup de fil.depuis que j’ai ce téléphone, je n’ai plus de problèmes. J’étais obligé de partir à Boromo pour effectuer mes appels. Je mets donc un litre d’essence pour faire ce petit voyage. A Boromo, je dois effectuer d’autres dépenses en plus (restauration et autres) ce qui conduit à des dépenses supplémentaires d’au moins 1000FCFA en plus du coût du fil. Il faut prier Dieu pour ne pas avoir une panne de mobylette. Mais aujourd’hui tout ça c’est fini. Je suis commerçant. Je commande des marchandises à Ouagadougou avec des amis qui me les envoient par les transporteurs. Aujourd’hui j’ai beaucoup d’amis dans le village qui reçoivent des coups de fil sur mon portable. Ils effectuent aussi des appels avec mon portable. Quand ils doivent effectuer des appels ils paient des cartes prépayées pour mettre dans mon téléphone. Si à la fin de l’appel il reste toujours un crédit cela me revient. C’est tout ce que je gagne, il arrive aussi que certains me donnent de la petite monnaie. Si tu as un téléphone portable ici à Siby tu rends service à plusieurs personnes, nous confia t-il.

Idrisse assis à gauche en chemise carrelée au kiosque près du télécentre de l’entente
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Les télécentres de Siby
A Siby il y a quatre télécentres. Ce qui est étonnant, ces télécentres sont des téléphones cellulaires (Djaman et CELTEL). Ces appareils marchent avec des batteries chargées directement par des plaques solaires. A Siby, il n’y a pas d’électricité et de téléphone fixe.

Le télécentre Wokana
Pour mademoiselle Maïmouna Tiennou Siou du télécentre Wokana ou Dieu est grand en Kô , les télécentres cellulaires servent à réduire les distances. Pour elle toute catégorie de personnes fréquente son télécentre. La plupart de ceux qui effectuent les appels le font vers Ouagadougou, Bobo, Dédougou et même Boromo pour l’intérieur du pays et la Côte d’Ivoire et souvent vers l’Europe et l’Amérique pour l’extérieur. Pour Maïmouna, les clients préfèrent dire à leurs interlocuteurs de les rappeler. Il y a même ceux qui viennent biper. Dans ces deux derniers cas le télécentre fait bénéfice sur la réception des coups de fil. A Siby la réception d’un appel coûte 100 FCFA. Il y a des jours que les clients viennent recevoir plus d’une dizaine de coups de fil. Pour Maïmouna, les gens qui fréquentent son télécentre appellent pour demander de l’aide à leurs parents en ville. Avant, ils envoyaient des lettres et ils attendaient plusieurs jours pour recevoir la réponse. Alors qu’aujourd’hui quand ils appellent en moins d’une semaine, si le parent a les moyens il envoie l’aide sollicitée. En tout cas pour elle, tout le monde est satisfait de la présence des télécentres à Siby car ils permettent aux clients d’éviter le déplacement de Boromo ou de Oury.Haut de page

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Télécentre Wokana
La gérante Maïmouna Tiennou

Le télécentre Entente de Siby : recevoir des appels plutôt que d’appeler

La gérante de ce télécentre est Djata Gnamou âgée de 18 ans a abandonné les bancs pour insuffisance de ressource financière des parents pour honorer ces frais de scolarité et fournitures scolaires. Pour elle : le télécentre est pour moi est une bonne chose parce qu’il m’a permis de trouver un emploi même si le revenu reste modeste. Les recettes aussi restent faibles et varient entre 3000 et 18000 FCFA. La recette de 18000 FCFA reste difficile à atteindre et c’est souvent quelques rares jours de marché du village. Ici à Siby la plupart du temps on reçoit des coups de fils pour les gens du village. Les parents des clients appellent de Ouagadougou, Bobo et la Côte d’Ivoire fixer une heure à laquelle ils rappelleront pour parler à leurs parents. Ils nous appellent le matin pour un rendez-vous le soir pour les parents ou amis qui résident à Siby ou le lendemain pour ceux des villages voisins. Quand ils appellent, nous sommes chargés de joindre le parent, l’ami ou la personne indiquée pour qu’il vienne répondre au rendez-vous du coup de fil. C’est seulement le coût de la réception que le client paye (...) il y a certains qui sont reconnaissants qui reviennent nous remercier verbalement quelques jours après et il y a aussi certains qui nous font des cadeaux ou nous rendent aussi d’autres services.

Mademoiselle Djata devant son télécentre à Siby

Nous sommes partis de Siby au environ de 17h 20 et nous sommes arrivés dans la nuit vers 19h à Gaoua où nous avions séjourné à l’hôtel Halla. Le vendredi matin à 7h nous sommes partis pour Kampti vers la frontière de la Côte d’Ivoire. Nous avions fait une escale de 30 minutes le temps de nous entretenir avec quelques personnes et faire quelques photos pour immortaliser certains évènements. Sur la place du marché de Kampti il y a quelques télécentres du réseau ONATEL et cellulaire CELTEL. Nous avons profité pour échanger avec les gérantes de télécentres.Haut de page

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Télécentre celtel
Mlle Emilia dans son télécentre

Le télécentre CELTEL
Sur la place du marché de Kampti à une dizaine de Kilomètre de la frontière de la Côte d’Ivoire. Le télécentre est géré par Mademoiselle Emilia. Dans cette petite ville frontière règne une autre ambiance différente de celle que nous vivons tous les jours à Ouagadougou. Dans la ville l’électricité et l’eau courante sont absentes. La ville reçoit chaque jour beaucoup de voyageurs venant de la Côte d’Ivoire ou qui y partent. Dans la zone alors se côtoient deux modes de vie, urbaine et villageoise. A 10 Kilomètres de la route bitumée, on rencontre des villages lobi où les populations vivent presque en marge de l’ambiance des villes du pays. Pour Mlle Emilia gérante du télécentre CELTEL de Kampti : mes clients sont en majorité des voyageurs. C’est des transporteurs ou des passagers qui viennent téléphoner à leurs familles ou leurs patrons en cas de panne ou d’autres difficultés (financières ou matériels). Il est souvent arrivé qu’après un coup de fil on envoit une pièce d’automobile de Ouagadougou dépanner des transporteurs. Quand n’il n’y avait de télécentre, le chauffeur ou l’apprenti se déplaçait à Gaoua ou à Ouagadougou aller chercher la pièce. C’est alors dire que les télécentres rendent service à tout le mondeHaut de page

Quand une école primaire en brousse devient un lieu d’appel

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le juste endroit
Le seul endroit où l’on recoit le signal GSM et où tout le village vient pour recevoir des appels(dans une salle de classe du village)

Après Kampti nous sommes parti dans le village Tobroura sur l’axe Batié-Kampti. Le village de Tobroura est situé à 11 kilomètres de la route bitumée et la route bitumée elle-même distante de 9 kilomètres de Kampti. Dans ce village les deux enseignants de l’école du village possèdent des téléphones cellulaires. L’école du village a ouvert ces portes en octobre 2004. Elle compte aujourd’hui 77 élèves. Dans ce village le signal du réseau CELTEL n’apparaît que dans certains endroits précis. Le téléphone de Mr Palé directeur de l’école est accroché à la porte de l’école et celui de son collège Gongo est accroché près de la fenêtre au dessus de l’emploi de temps de la classe. Dans les autres endroits il n’y a pas de signal. Ce qui est intéressant dans cette situation dans un des villages les plus profonds du pays les gens sont en contact 24heures sur 24 avec le reste du monde. Pour Mr Palé : depuis que j’ai acheté ce téléphone, il appartient à tout le village. Les gens du village viennent nous solliciter de rentrer en contact leurs enfants en ville (Ouagadougou, Gaoua, Bobo, Côte d’Ivoire surtout). Depuis le jour que j’ai amené le téléphone, tout le village sait ce qu’on peut faire avec cet outil. Nous recevons régulièrement des appels de la Côte d’Ivoire et de certaines grandes villes du Burkina, des coups de fil des fils du village ou des villages voisins pour donner des informations à leurs parents. Ils arrivent toujours que nous effectuons des appels ou des SMS pour des populations du village à leurs enfants ou frères à Ouagadougou, Bobo ou même la Côte d’Ivoire. ... Il est très difficile pour les habitants du village de comprendre qu’un SMS coûte de l’argent. Nous rendons ce service gratuitement. Mais ils comprendront un jour que ce service a un coût. Mr Palé et son collègue sont obligés de parcourir 11 kilomètres pour aller charger la batterie de leurs téléphones à Passéna.Haut de page

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Classe sous un arbre
Mr Palé qui donne un cours sur le téléphone cellulaire à ces élèves de l’école de Tobroura

Le téléphoniste ambulant

En route pour Batié nous avions aussi rencontré un télécentre cellulaire dans le village de Passéna à 11 kilomètres après Tobroura. Robert est le gérant du télécentre. Il est tailleur de profession son frère instituteur à Kampti a payé le poste pour lui. Le signal du réseau CELTEL est faible dans ce village et comme il ne possède pas d’antenne extérieure il est souvent obliger de ce déplacer pour avoir le réseau. Quand nous avions jeté un coup d’œil sur son cahier de compte il n’a pas plus de trois clients par jours. C’est souvent les jours de marché qu’il a atteint le chiffre de sept à huit clients. Mais il reçoit beaucoup de coup de fil sur son téléphone. La réception de coup de fil coûte 150FCFA dans ce village compte tenu de certains aspects. Robert se déplace souvent pour aller chercher le client à plus de trois kilomètres pour venir répondre au coup de fil, il utilise une batterie sèche qu’il fait charger à 250 FCFA chaque deux ou trois jours. Pour Robert c’est pas l’argent qui l’intéresse c’est le service que ce téléphone rend à son village qui l’importe. Car depuis que son téléphone est venu ils ont reçu des nouvelles de certains fils du village qu’ils n’avaient depuis plus de trois ans. Le dernier cas selon lui : un jeune homme était venu appeler son frère en Côte d’Ivoire depuis que le numéro est apparu là bas, il n’y a pas ce jour que nous ne recevons pas de coup de fil de ce pays. Un vieux qui croyait son fils disparu pendant la crise ivoirienne a pu communiquer avec lui la semaine passée. Selon son père, son fils envoyait des lettres qui ne lui sont jamais parvenues. Donc si tu arrives à rendre un service de ce genre à une personne âgée qui souffrait d’absence de nouvelles de son fils tu ne peux que te réjouir. Depuis que nous avions ce téléphone tout a chargé dans le village le moindre problème que nos frères rencontrent en ville nous sommes informés et vice versa. Alors nous disons alors merci à la technologie.

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télécentre ambulant
Des femmes en train d’appeler en province
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L’allemand et la bière
Le journaliste allemand Marc savourant la bière de sorgho locale dans un village du Sud Ouest

Après ce périple de 4 jours sur les traces de la première mission il y a deux ans par le Coordonnateur de Burkina NTIC, nous sommes rentrés à Ouagadougou, fatigués, mais comblés. Nous avons constaté que la téléphonie mobile a fait une percée et que des zones qui n’étaient pas accessibles au signal sont couvertes désormais. Malgré cela beaucoup, restent à faire parce que les frais de communications coûtent chères. C’est pour cela nous constatons que la population appelle surtout pour des cas d’urgence ou de grande nécessité. Le téléphone populaire, au sens de service universel sera-t-il une réalité ? la population comprend t’elle ce concept de droit au téléphone ? qui a intérêt à leur montrer ce droit ? telles sont quelques interrogations que nous formulons, car l’homme qui a soif n’a point d’oreilles pour écouter les conseils sur la qualité de l’eau qu’il trouve.

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Mr Axell, Photographe allemand
Il a terminé sa calebasse, preuve que c’était de la bonne bière de mil locale pouvant concurrencer les bières allemandes !

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Dalla Charles, Sociologue, en mission pour Burkina-ntic.

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